Pique-nique très solidaire, mardi 18 juin 19h

En juin 2018, à l’occasion de la visite de M. Macron à Quimper, nous avions organisé un « Grand petit-déjeuner très solidaire ». Ca avait été compliqué à organiser, il y aurait eu « risque de trouble à l’ordre public » !
Finalement tout s’est evidemment très bien passé et nous avons partagé un moment très convivial !
Des boulangers généreux nous avaient offert leurs invendus, et nous avions pu redistribuer ce qu’il y avait en trop à des personnes qui en avaient besoin.

Du coup, nous avons envie de recommencer, nous lançons donc un appel offciel et vous invitons le mardi 18 juin, à 19h, pour un « Pique-nique très solidaire » !

Le principe est simple : tout le monde est invité ! Chacun emmène, s’il le peut, quelque chose à boire ou à manger, et nous partageons. Aucune discrimination, tout le monde est le bienvenu. Quelle que soit votre couleur de peau, votre genre, que vous soyez en situation précaire ou milliardaire, gaulois réfractaire ou millionnaire, jeune ou vieux… vous êtes invité !

Un seul impératif : avoir la conviction que le partage et la solidarité sont des valeurs bien vivantes !

Rendez-vous à l’aire de jeu à côté du parking « Place de la glacière », mardi à 19h.

Si vous êtes commerçant, boulanger… vous pouvez participer en nous offrant vos invendus. Dans ce cas contactez-nous : ldh.quimper@ldh-france.org, ou par téléphone 06 61 75 50 37
Le surplus éventuel sera redistribué.

S’il pleut, nous annulerons et décalerons à plus tard.

Evenement Facebook : https://www.facebook.com/events/448546925962151/

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StopDublin – Interpellez les Préfets et les parlementaires

Le 25 mai, à Quimper, comme dans un grand nombre d’autres villes en France et en Europe, s’est tenu un rassemblement pour demander le libre choix du pays d’aile.

Nous avons besoin de vous, vous pouvez agir en interpellant le Préfet du Finistère (responsable des procédures antérieures à janvier 2019), la Préfète de Bretagne, mais aussi les élus et parlementaires.

Vous trouvez ci-dessous un modèle de courrier à envoyer aux Préfets, que vous pouvez décliner à l’intention de toutes personnes en mesure d’interférer auprès de lui.

« Monsieur le Préfet du Finistère, Mme la Préfète de la région Bretagne,

Je me permets de vous contacter afin de vous exprimer mon souhait d’une politique d’accueil des demandeurs d’asile respectueuses des droits fondamentaux. Pour cela, il est indispensable de ne plus appliquer le règlement Dublin de manière systématique comme vous le faites aujourd’hui.

La règlement Dublin est profondément anti-européen : il fait peser sur les pays frontaliers la plus grande partie de l’accueil des exilés. Le déséquilibre européen qui en découle fait le jeu des partis d’extrême-droite.

Il est également totalement irrationnel : chaque jour la France expulse des demandeurs d’asile vers d’autres pays européens. Chaque jour les autres pays européens expulsent des demandeurs d’asile vers la France.
Le résultat est obligatoirement nul à l’échelle de l’Union Européenne.

Ces expulsions sont à la charge des États membre et le centre de recherche de l’Union Européenne estime le gaspillage annuel entre 2,5 et 4,9 milliards d’euros.
Je refuse de participer au financement de ce gaspillage irrationnel.

Quand un demandeur d’asile choisit un pays, il le fait pour des raisons objectives et pragmatiques : parce qu’il parle la langue, parce qu’il y a de la famille ou des contacts, bref parce qu’il sait que son intégration sera facilitée, ce qui est positif pour lui comme pour les pays d’accueil.

Je refuse ce principe de freiner l’intégration des exilés et de ne pas prendre en compte l’intérêt des familles.

Actuellement, le seul moyen pour les « dublinés » de pouvoir déposer leur demande d’asile en France est de rester clandestin pendant 6 à 18 mois, le temps que la procédure ne soit plus valable. Ce règlement plonge des milliers de personnes dans la clandestinité, pendant de longues périodes, avant de pouvoir accéder au droit de déposer une demande d’asile.

Pourtant, ce règlement n’est pas obligatoire. En vertu de son article 17 vous avez le pouvoir, M. le Préfet, d’accepter toute demande d’asile pour des motifs humanitaires, familiaux ou culturels.

Je vous demande donc d’utiliser votre pouvoir discrétionnaire et d’appliquer cet article 17 du règlement Dublin.

Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à cette demande. »

Vous pouvez contacter les Préfets par courrier :
M. Pascal Lelarge, Préfet du Finistère
42 boulevard Dupleix
CS 16033 – 29320 Quimper Cedex

Mme Michèle Kirry, Préfète de Bretagne
3 avenue de la Préfecture,
35026 Rennes Cedex 9

ou par email :
prefecture@finistere.gouv.fr
prefecture@ille-et-vilaine.gouv.fr

 

Signataires de l’appel à rassemblement du 25 mai : Signataires : LDH Crozon, Cent pour un toit Quimperlé, Accueil des réfugiés dans le Cap, LDH Quimperlé Concarneau, Ensemble! Finistère, EELV Kemper Kerne, CNT 29, Génération’s Ouest Cornouaille, FSU 29, Cent pour un toit Cornouaille, NPA Kemper, Collectif « S’unir pour ne pas subir », Attac Quimper, PCF Quimper, Temps partagé, La France insoumise Quimper, LDH Brest, Zero personne à la rue, UL CGT Quimper, ACTES en Cornouaille, Fraternité Quimper, Fraternité Douarnenez, Solidaires 29, Pays de Morlaix solidarité migrants, Morlaix liberté, Aidons les réfugiés Brest, Les utopistes en action, Collectif antifasciste Quimper, La libre pensée 29, UDB Finistère, ACAT Quimper-Cornouaille, Droit d’asile Quimper Cornouaille

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Tous unis pour nos libertés publiques et notre droit à manifester

Appel de la Ligue des droits de l’Homme de Quimper (LDH) qui s’associe avec plusieurs organisations locales (associations, organisations syndicales et politiques) pour le droit à manifester.

Rendez-vous le samedi 13 avril 2019 pour une abrogation de la loi anti-manifestation « Tous unis pour nos libertés publiques et notre droit à manifester ».

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi la LDH section de Quimper (et de nombreuses organisations syndicales, politique et associatives), s’associe à l’appel national à manifester le samedi 13 avril 2019.

Le rendez-vous est fixé le samedi 13 avril 2019 à 10h30 à la place Terre au Duc à Quimper.

Le point de rassemblement de la marche est prévue à la Place Terre au Duc de Quimper (10h30) puis le circuit sera le suivant : René Madec, pont Max Jacob, place la Résistance, Boulevard Dupleix, pont de la Poste, rue de Juniville, rue du Frout, place Corentin, rue Kéréon, pont Médard, place Terre au Duc.

Faite circuler l’information et venez nombreux.

Pour les organisations syndicales politiques et associatives : Libre Pensée, LDH Quimper, ATTAC Quimper, Ensemble !, NPA, CNT 29, SOLIDAIRES 29, FSU 29, RESISTONS, CGT Quimper, ACTES, UL CGT, AFPS, GILETS JAUNES, EELV, Comité bigouden de soutien à la ZAD, PCF, UDB, Génération S Cornouaille…

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Marine Le Pen est ses idées ne sont pas les bienvenues en Bretagne

 

Marine Le Pen sera au Guilvinec ce vendredi dans le cadre de la campagne des élections européennes.

Le programme de son Parti, le Rassemblement National, et les idées qu’il propage sont ce que nous combattons. Il ne s’agit que de restrictions des droits et libertés de chacun-e, de la remise en cause des droits sociaux, des droits des travailleur-ses, des femmes, des immigré-e-s, de la banalisation et de l’amplification d’un état policier, du racisme et de l’islamophobie.

La Ligue des Droits de l’Homme dans ses engagements, ses mobilisations et ses combats porte des valeurs d’égalité, de solidarité et d’ouverture sur le monde qui sont à l’opposé de celles de l’extrême droite. Nous ne pouvons nous résigner à laisser penser qu’un parti d’extrême droite soit au porte du pouvoir. Chaque combat contre celui-ci est essentiel.

Ainsi, nous appelons l’ensemble des forces démocratiques, partis, syndicats, associations, citoyens et citoyennes à se mobiliser en se joignant à la manifestation organisée par l’UDB ce vendredi 5 avril à la criée du Guilvinec dès 15 heures pour dire à Marine Le Pen et ses idées qu’elles ne sont pas les bienvenues.

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Rassemblement en hommage aux victimes de Christchurch

Le mardi 19 mars était organisé un rassemblement en hommage aux victimes de Christchurch. Voici la prise de parole qui a été faite pour l’occasion :
« Bonsoir à toutes et à tous, merci pour votre présence.
Nous sommes réunis ce soir pour rendre hommage à 50 victimes de la haine.
50 hommes, femmes et enfants victimes de ce que nous pouvons, ce que nous DEVONS appeler un attentat terroriste d’extrême-droite.
50 hommes, femmes et enfants qui ont été assassinés, lâchement, parce leur peau n’était pas blanche, parce qu’ils étaient musulmans.

Après cette prise de parole je vous proposerai d’observer une minute de silence, pour exprimer nos condoléances, nos pensées aux victimes, aux blessées, à leurs familles et les assurer de notre solidarité. Mais j’aimerais que cette minute de silence soit particulière.

J’aimerais que cette minute de silence soit le prélude à une reprise de parole de notre part. Il y a eu un grand nombre de minutes de silence, ces dernières années. Les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercasher, le Bataclan, l’attentat de Nice, l’hommage à Mireille Knoll… et aujourd’hui un attentat islamophobe.

L’auteur des attentats de ce vendredi a poussé l’horreur jusqu’à filmer et diffuser en direct son attaque. Il a également publié un long manifeste où il fait de nombreuses références à l’Europe, à la France. Il y développe les théories racistes et fascistes, il les assume.
Cette haine meurtrière qui vient de frapper la Nouvelle-Zélande, nous concerne tous, par-delà les nations. L’idéologie d’extrême droite et l’absurde théorie du grand remplacement sont des dangers mortels.

Cette volonté de tuer des hommes, des femmes et des enfants en raison de ce qu’ils sont, ici parce que musulmans, se nourrit chaque jour des discours d’exclusion, des mensonges toujours renouvelés et de la complaisance avec laquelle ils sont reçus et reproduits à l’infini.

Cette propagande est d’autant plus mortifère qu’elle est considérée comme crédible par de nombreux responsables politiques et même par des intellectuels ou considérés comme tels.

S’il y a un grand remplacement à craindre, c’est celui des valeurs d’humanisme par une idéologie de haine.
S’il y a une invasion à craindre, c’est celle des idées extrémistes, du repli sur soi.
Nous condamnons le terrorisme, TOUTES les formes de terrorisme, TOUTES les discriminations.

Nous allons faire une minute de silence, et ensuite nous allons parler, échanger entre nous, et j’aimerais que nous nous séparions en prenant l’engagement de passer du recueillement au combat devant l’urgence qui est posée.

Nous avons le devoir de reprendre la parole, chacun d’entre nous doit être acteur en ne laissant plus passer une seule parole raciste, xénophobe, homophobe…

Ce soir sont présents des militants de longue date, qui sont mobilisés depuis des années, voire des dizaines d’années, et je les remercie et les félicite pour cet engagement sans faille. Mon implication est plus récente et date de janvier 2015. Ce sont les attentats terroristes islamiste et antisémites, à Charlie-Hebdo puis à l’Hyper cacher, qui m’ont incité à m’engager, dans mon cas à la Ligue des droits de l’Homme.

Je me suis dit à ce moment-là que je ne pouvais plus me contenter de « commenter » mais qu’il fallait devenir acteur. Je ne me faisais pas d’illusions, les minutes de silence seraient encore nombreuses et je n’y pourrais rien, mais je voulais essayer d’apporter ma toute petite contribution à cette lutte contre la haine de l’autre.

Nous pouvons tous agir, il n’y a pas d’action inutile, que ce soit en portant contradiction à un propos raciste dans notre entourage, en exprimant sa solidarité aux personnes discriminées, en écrivant aux élus, aux parlementaires, aux médias, pour leur demander de réagir. Nous pouvons tous agir, seul ou en rejoignant une association ou un mouvement progressiste, quel qu’il soit. Vous en trouverez sûrement un qui correspond à vos attentes et à vos engagements, et beaucoup sont présents ce soir.

Nous devons affirmer haut et fort, sans relâche, les valeurs d’humanisme qui sont les nôtres. « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

La fraternité, ce n’est ni naïf, ni illusoire.
C’est une valeur fondamentale que nous partageons ce soir et que nous devons assumer et diffuser autour de nous.

Nos sœurs et nos frères sont musulmans, juifs, chrétiens, athées, hétéro, bi, ou homosexuels… leur peau est claire ou foncée… leur genre nous indiffère.
Parce que quand nous croisons une personne, nous voyons avant tout un être humain, avant de voir sa religion, sa croyance ou son absence de croyance, sa sexualité, sa couleur de peau ou son genre.« 

 

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Conférence sur les libertés publiques et le droit à manifester

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau adoptée au Sénat le 23 octobre 2018, imaginée dans le cadre de la lutte contre les Black blocs, et, étendu depuis pour « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ».
Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures votées en première lecture le 5 février 2019 seraient adoptées définitivement si le Sénat venait à voter ce texte sans le modifier le 12 mars 2019. Les députés n’auraient plus leurs mots à dire. Cette loi porterait gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous.

Ce serait une résurgence de la loi anticasseurs de 1970, de sinistre mémoire et abrogée en 1981. Cela marquerait un changement d’attitude grave avec le pacte républicain s’appuyant sur la possibilité d’une répression inspirée des dispositions de l’état d’urgence dont le passage dans le droit commun ébranle déjà l’Etat de droit. Ce projet écarterait toujours plus la justice au profit de pouvoirs administratifs exorbitants portés notamment par les Préfets. Fichage des manifestants, interdiction individuelle de manifester, obligation de pointage, sont autant de signes de la poursuite d’une logique de suspicion généralisée et de contrôle social avec le risque de dévoiement des procédures et d’arbitraire. Une justice déjà mise au pas avec le renforcement récent du rôle du procureur par la nouvelle loi sur la réorganisation de la Justice, renforcement au détriment des juges du siège, du juge des libertés par manque cruel de moyens.

La Ligue des droits de l’Homme dénonce ces restrictions au droit de manifester et ces lourdes menaces qui pèsent sur les libertés d’opinion et d’expression des oppositions. Elle demande aux parlementaires notamment Finistériens d’agir pour le retrait de la proposition de loi.

Vu le contexte et sans attendre, la LDH de Quimper-Cornouaille envisage de renforcer son « Observatoire des libertés publiques », de solliciter les citoyens pour constituer et mettre à disposition des organisateurs des « Observateurs des libertés » pour suivre les manifestations, de développer son réseau des acteurs juridiques pour défendre toutes personnes atteintes dans ses droits à manifester en toute sécurité, de mettre en place des formations pour anticiper les conséquences de la nouvelle loi.

Les Quimpérois sont invités à participer à la Conférence sur les Libertés Publiques et le droit à manifester, organisée par la LDH Quimper-Cornouaille, le Jeudi 7 mars 2019 à 20 heures à la MPT de Penhars- Salle associative – 39, Boulevard de Bretagne – 29 000 Quimper

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1948 – 2018 – 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

Le 10 décembre 1948, à Paris, était signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. 70 ans plus tard, plusieurs pays en Europe et dans le monde basculent dans le nationalisme et des politiques identitaires basées sur l’exclusion.
Certains remettent en question le respect de ces conventions internationales, estimant qu’elles ne sont plus adaptées et que notre monde a évolué.

Les attaques contre les droits de l’homme lancées par ceux qui veulent tirer profit de la haine sapent la liberté et l’égalité, que ce soit au niveau local ou mondial. Ce texte fondateur demeure un rempart indispensable contre la montée de la xénophobie et les atteintes aux droits des personnes.

Nous pouvons et nous devons résister. La Déclaration universelle des droits de l’homme nous responsabilise tous. Elle établit que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Elle confirme que l’État a la mission fondamentale d’instaurer des conditions de vie qui permettent à tous d’exercer leur dignité et égalité, dans une liberté plus grande.

Les droits de l’homme incluent notre droit à vivre à l’abri de la peur et du besoin, à la liberté d’expression, à la santé et à l’éducation ; et nos droits à bénéficier de mesures visant à promouvoir la justice économique et sociale.

Nous devons défendre nos droits et ceux des autres. Chacun de nous peut se mobiliser. Nous pouvons agir au quotidien, défendre les droits qui nous protègent tous et promouvoir ainsi notre humanité commune.

Nous pouvons tous être des défenseurs des droits de l’Homme.

 

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2
1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11
1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l’acte délictueux a été commis.

Article 12
Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16
1. A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Article 19
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.

Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26
1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29
1. L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

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Voisins « solidaires », un bilan qui démontre la nécessité de faire évoluer un dispositif ambigu

La mairie de Quimper et la police ont publié un premier bilan du dispositif « voisins solidaires ». Un bilan en demi-teinte qui serait, selon Mme Postic, conseillère municipale déléguée à la tranquillité publique, dû en partie à une « campagne de dénigrement » de notre association. Il y a quelques jours nous avons même été accusé de « caricaturer ce dispositif à des fins politiciennes ».

Nous tenons à rappeler que notre association est indépendantes de tous partis politiques.
Quand nous nous mobilisons pour demander un vrai débat public autour des dispositifs de surveillance à Quimper, nous ne sommes pas dans une volonté de nous opposer à la municipalité, nous ne faisons que relayer les inquiétudes d’une partie de la population quimpéroise de cette dérive sécuritaire, et d’un dévoiement des notions de solidarité qui leur sont chères. Nous ne faisons que jouer notre rôle de défense de la citoyenneté. S’il doit y avoir une vigilance, c’est celle du respect de nos libertés publiques, pour laquelle notre section est mobilisée sur le sujet depuis près de 10 ans, quelle que soit l’équipe municipale en place.

Nous n’avons jamais dénigré les référents, nous ne doutons pas que la plupart sont de bonne volonté. Pour autant, de l’aveu même de Mme Postic, certains candidats ont été écartés parce qu’ils voulaient « dénoncer des voisins », ce qui démontre que ce dispositif, tel qu’il a été pensé et mis en place, est ambiguë et génère des dérives possibles. Il est notable que le bilan de cette première année ne porte QUE sur des signalements d’incivilités, supposées ou réelles. Ce premier bilan ne fait état d’aucune initiative de solidarité.

La LDH n’ignore pas les insécurités et les incivilités auxquelles il faut être attentifs.  Mais nous considérons que ce dispositif est une mauvaise réponse à des questions qui ont été mal évaluées, sans concertation avec les acteurs locaux comme les conseils de quartier.

NOS PROPOSITIONS

Une remise à plat totale de ce dispositif nous semble indispensable. La solidarité, l’entraide ne peut pas être menée par une seule personne dans un quartier. Recréer du lien social et combattre l’individualisme est indispensable, mais cela doit se construire collectivement, ouvertement sur des bases concrètes et locales. Nous proposons la mise en place d’une VRAIE dynamique solidaire locale, pour laquelle la municipalité à un vrai rôle à jouer, en incitant plus largement la mise en place de commissions de quartier et des concertations régulières concernant leur vie, en favorisant l’organisation d’actions telles que la fête de voisins ou d’autres animations renforçant les liens sociauxet les échanges intergénérationnels.

Nous sommes prêts à aider à la mise en place et animation de l’évolution de ce dispositif, et nous renouvelons notre proposition d’une rencontre avec la municipalité et acteurs locaux, afin de collaborer constructivement à une ville plus bienveillante.

 Nous tiendrons un stand d’information ce samedi 1erdécembre, Place Terre au duc, de 9h30 à 12h30, tous ceux qui souhaitent discuter avec nous de nos actions y sont les bienvenus.

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Lettre ouverte à Monsieur le préfet du Finistère

 Monsieur le Préfet, 

Quand vous avez pris vos fonctions dans notre département, en 2016, vous avez déclaré à la presse que, concernant l’accueil des migrants, il fallait agir avec « fermeté et humanité ». 

De cette déclaration il ne reste plus que « fermeté » synonyme en l’occurrence d’expulsions et de non-accueil. L’humanité est indispensable, et il nous semble à nous, associations qui venons en aide aux étrangers, que ce deuxième engagement a été oublié. 

Où est l’humanité quand vous organisez l’expulsion d’Habibata, ivoirienne de 28 ans et de son bébé de 7 mois qui est né à Kemper ? Mariée de force dans son pays, elle a fui avec sa cousine enceinte comme elle vers l’Algérie puis la Libye où elle a été emprisonnée 4 mois. Après être passées par l’Italie, elles ont toutes deux déposé une demande d’asile en France le 19 juin 2018. Alors que la demande de sa cousine a été acceptée, vous avez enclenché une procédure d’expulsion vers l’Italie pour Habibata, qui doit pourtant se faire opérer de la hanche le 3 décembre 2018. 

Où est l’humanité quand vous organisez l’expulsion de Rassoul, 22 ans, qui vient de Tchétchènie ? Il est arrivé fin 2017 à Kemper où il a rejoint son frère qui y vit et y travaille depuis quelques années. Son frère est la seule famille qui lui reste. Il a pu quitter son pays grâce à un visa obtenu à l’ambassade d’Italie en Russie. Quand on fuit une situation dangereuse, il est permis de saisir une opportunité qui se présente, car la France ne délivre pas aussi facilement un visa là-bas. Sa demande d’asile a été rejetée, il a été assigné à résidence, mais il ne pouvait pas aller en Italie avec le billet d’avion de la préfecture : il n’y est jamais allé, n’y connaît personne alors que sa seule famille est à Kemper. 

Où est l’humanité quand vous organisez l’expulsion de Mukhammad, tchétchène lui aussi, arrivé à Kemper fin 2017, et scolarisé au lycée Thépot ? Il est soutenu par ses professeurs et camarades de classe qui ne comprennent pas qu’il ne puisse pas continuer ses études avec eux. C’est un élève doué, disent ses profs. Il parle le français. C’est un exemple d’intégration. Et pourtant, lui aussi a été assigné à résidence en vue de son expulsion. Lui aussi est sommé de prendre un avion vers l’Italie où il n’est jamais allé non plus. 

Si vous expulsez Habibata et son bébé en Italie, vous la privez de soins indispensables. 

Si vous expulsez Rassoul en Italie, vous séparez une fratrie. 

Si vous expulsez Mukhammad en Italie, vous l’empêchez de continuer sa scolarité. 

Ce ne sont que trois exemples parmi des dizaines d’autres. Nous attirons votre attention une nouvelle fois sur l’article 17 du règlement Dublin qui permet d’étudier aussi des demandes d’asile pour des raisons humanitaires. Or nous le constatons, vous appliquez ce règlement dans sa composante la plus restrictive, sans jamais prendre en compte les situations humanitaires de ces personnes. 

Vous étiez présent à Kemper pour le discours de M. Macron, quand il a dit que l’Italie était un des pays européens qui « trahissait l’asile ». Quelques jours plus tôt il avait déclaré que l’Italie faisait preuve de « Cynisme et irresponsabilité » dans l’accueil des réfugiés. Comment justifier alors de continuer à organiser des expulsions des demandeurs d’asile vers ce pays ? 

Monsieur le Préfet, nous vous demandons de respecter vos engagements d’humanité, nous sollicitons votre bienveillance pour réétudier les situations des personnes citées dans ce courrier. 

Nous renouvelons notre demande d’une rencontre entre des représentants de nos associations de solidarité et le service de la Préfecture. Ces rencontres ont déjà existé dans ce Département où nous avons le sens de la responsabilité dans des affaires complexes. 

Nombreuses furent les sollicitations pour réactiver ce dispositif de concertation, demandes où nous n’avons toujours pas eu de réponse. 

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre haute considération. 

Copie de ce courrier est adressée à : 

Michèle KIRRY, préfet de Bretagne 

Christophe CASTANER, ministre de l’intérieur 

Edouard PHILIPPE, premier ministre 

Emmanuel MACRON, président de la République 

Listes associations signataires :
Droit d’asile Quimper Cornouaille, LDH Quimper et Concarneau, Accueil des réfugiés dans le Cap, Accueil Migrants Pays bigouden, Fraternité Quimper et Douarnenez, Cimade, Génération.s, Ensemble, FSU, PCF, NPA, UDB, EELV, CNT, Solidaires

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La Préfecture du Finistère mis dans l’obligation de fournir un hébergement d’urgence pour une personne à la rue

La LDH Quimper demande le respect de l’hébergement inconditionnel des personnes vulnérables

 Une femme seule, mais aussi un couple de personnes âgées, dont l’une est gravement malade, ou encore une femme enceinte de 7 mois, ou des familles avec enfants en bas-âge…  Toutes ces personnes ont en commun d’être à la rue, aujourd’hui, à Quimper et dans le Finistère, malgré une situation de vulnérabilité avérée.

C’est non seulement moralement et humainement inacceptable, mais aussi illégal : l’article L 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et de la Famille est clair sur le principe d’inconditionnalité de l’accueil : toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Cet accès n’est pas subordonné à une condition de régularité de séjour.

Pour autant, depuis des mois, ces personnes vulnérables nous sollicitent, parce que leur demande d’hébergement d’urgence est restée sans réponse ou s’est vue opposer un refus par les services de la préfecture.

C’est finalement le Tribunal Administratif de Rennes, auprès de qui un référé a été déposé le 12 octobre, à l’initiative de la LDH Quimper, qui a ordonné au Préfet du Finistèred’accorder à une femme un hébergement d’urgence. Est-il acceptable de devoir faire appel à un Tribunal Administratif pour que la préfecture applique la loi ? Pour que des personnes vulnérables, parfois avec des enfants, ne dorment pas dans la rue ?

Le lendemain de ce jugement, le 13 octobre, à l’occasion des 50 ans d’Emmaus à Rédéné, le préfet du Finistère a déclaré « la Fraternité n’est pas seulement un mot, mais une valeur que la République doit incarner ». Incarner la Fraternité, ça n’est pas refuser un toit à des personnes.

Incarner la Fraternité, ça n’est pas attendre l’ordre d’un tribunal administratif pour accorder quelques nuits d’hôtel à une femme en demande d’asile, qui pendant 3 semaines a dormi seule, dehors, attendant vainement une réponse aux demandes d’aide qu’elle a sollicitées à plusieurs reprises.

Devant ces situations de détresse humaine, qu’elles concernent des personnes étrangères ou françaises, nous considérons que l’État a une obligation de moyen. L’État, au travers de ses préfectures, ne peut se défausser sur les associations pour palier à ses manquements.

« La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, ou perdus. C’est une question de dignité, une question d’humanité et d’efficacité. » Ce sont les mots du président de la République, en juillet 2017.

La LDH Quimper est en total accord avec ces mots, et pour réaliser ce bel objectif, nous renouvelons notre demande, toujours refusée, de rencontrer les services de la préfecture, afin de réfléchir collectivement à des solutions pérennes.

 

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