Communiqué de presse – voisins « solidaires »

Nous venons de lire dans la presse locale la mise en place du dispositif « voisins solidaires » voulue par la ville de Quimper, dispositif symbolisé et identifié par des panneaux avec un « œil surveillant ».

Ces panneaux installés dans la ville construisent une société de la suspicion, du doute, de la surveillance, du contrôle, renforçant un sentiment d’insécurité.

Tout le contraire d’une société de la solidarité et des droits de l’Homme, défendue par la LDH.

« L’œil surveillant » est un mensonge, en contradiction avec l’idée de « voisins solidaires ». Cette symbolique est tout le contraire d’une société de solidarité qui aurait pu se traduire par des images telles que « main dans la main, chaîne d’union, ouverture, coopération, mutualisation ».

Quelle société voulons-nous construire à Quimper ? Celle du contrôle ou celle d’une vraie solidarité ?

La LDH condamne cette symbolique des panneaux, sollicite leur retrait immédiat, et continue à demander à la ville de Quimper un rendez-vous afin d’aborder ces questions de sécurité.

La LDH défend l’idée que toute atteinte aux libertés individuelles doit reposer sur un contre-pouvoir garanti par un juge.

Nous appelons les citoyens à se mobiliser pour demander le retrait de ces panneaux car ils sont une injure à l’esprit de solidarité breton.

Nous demandons, a minima, qu’une commission de contrôle associant la société civile et les citoyens soit mise en place, commission qui devrait être placée sous la responsabilité d’un juge garantissant les libertés individuelles et collectives.

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Précisions suite à la réponse de la préfecture dans Ouest-France

Suite aux réponses faites par la préfecture du Finistère dans le journal Ouest-France du 18 aout, nous souhaitons apporter quelques précisions.

Concernant la famille albanaise : contrairement a ce qui a été écrit dans l’article, nous n’avons jamais dit que cette famille n’avait pas pu demander l’asile. Cette famille est en cours de procédure, elle touche en effet une allocation de demandeur d’asile (510 euros pour 4 personnes), ce qui n’enlève en rien au fait qu’il est inacceptable de prévenir d’une fin d’hébergement par téléphone, du jour pour le lendemain, sans avoir proposé de solution alternative préalable.
La loi encadre précisement l’hébergement des demandeurs d’asile, et il n’est ni légal ni moralement acceptable de mettre à la rue du jour au lendemain une famille avec des enfants en bas-âge. (Article L744-8 du CESEDA)
Si les structures d’accueil sont à ce point saturées qu’elles obligent à mettre à la rue une famille avec 2 enfants en bas-âge, c’est que ces structures sont insuffisantes, et qu’il est urgent d’en ouvrir d’autres, pour les demandeurs d’asile comme pour toute personne en difficulté.

Concernant la mise en œuvre des expulsions : Les décisions d’expulsion prises dans le cadre de la procédure enclenchée en région parisienne (procédure CESA) ne respectent ni la procédure mise en œuvre par le réglement Dublin, ni les dispositions du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Expulser des personnes, avant même qu’elles aient pu accéder au bureau qui leur permettrait d’enregistrer leur demande de protection, est dérogatoire au droit commun et constitue une obstruction au droit d’asile.
Plus d’informations : http://www.gisti.org/spip.php?article5642
Nous rappelons également les propos de M. Toubon, défenseur des droits, qui rappelait il y a quelques semaines : « Ces renvois au nom de Dublin ne sont pas obligatoires » : il existe « une clause dans le règlement de Dublin qui permet à la France de prendre leur demande d’asile en compte, comme il existe un article de notre Constitution qui permet aussi de le faire ».

Nous ne pouvons moralement accepter que, sans l’intervention du monde associatif et des citoyens solidaires, des familles avec enfants en bas âge dorment dehors. 
Toutes ces situations humaines dramatiques méritent d’être considérées au cas par cas, c’est pourquoi nous renouvelons notre demande de concertation avec les services de le préfecture.
Il est possible de mettre en œuvre une politique d’accueil respectueuse des droits humains, tout en respectant le droit.

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La Ligue des droits de l’Homme appelle à une mobilisation citoyenne

Quand un préfet ordonne de mettre à la rue une famille avec 2 enfants en bas-âge

Une couple d’Albanais et leurs deux enfants de 2 et 3 ans, en procédure de demande d’asile, étaient jusqu’ici en hébergement d’urgence dans un hôtel quimpérois, via les services du 115. Ce vendredi 11 août, en fin d’après-midi, le préfet du Finistère a demandé à l’hôtel de les expulser, donc de mettre à la rue une famille avec 2 enfants de moins de 3 ans.

La loi est pourtant claire : « La décision de suspension, de retrait ou de refus des conditions matérielles d’accueil est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. La décision est prise après que l’intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites dans les délais impartis. » (Article L744-8 du CESEDA).

Cette décision est dans tous les cas moralement et humainement inacceptable. Nous ne pouvons que dénoncer.

 

Expulsés avant d’avoir pu demander l’asile : non-respect des procédures !

Depuis quelques mois, un processus totalement dérogatoire au droit des demandeurs d’asile a été mis en place en région parisienne, et se propage dans le Finistère.

Plusieurs dizaines de personnes sont arrivées dans notre département après être passées par le camp de la Chapelle à Paris. Elles devraient pouvoir déposer une demande d’asile une fois arrivées dans notre département, mais la préfecture enclenche une procédure d’expulsion avant, si leurs empreintes ont été enregistrées dans un autre pays européen (loi DUBLIN).

Conséquences : plusieurs personnes ont été ou vont être expulsées de France, sans avoir à aucun moment pu accéder au droit de déposer une demande d’asile.

A notre connaissance une trentaine de personnes au minimum vont être expulsées en Finistère sans qu’à un moment le droit fondamental de demande de protection ne leur soit accordée par la préfecture, et qu’ils n’aient pu bénéficier des droits ouverts aux demandeurs d’asile.

En appliquant cette procédure, la préfecture du Finistère se fait complice d’une technique de dissuasion silencieuse mise en place par l’Etat, afin de limiter les dépôts de demande d’asile.
Pour plus d’informations sur cette procédure dites « CESA » : article du GISTI.

Nous ne pouvons accepter que le préfet du Finistère, représentant de l’Etat, remette en cause l’état de droit en décourageant les demandes d’asile, ou en ordonnant une mise à la rue d’une famille avec des enfants, sans espoir, sans solution, comme on classe un dossier.

Nous avons sollicité plusieurs fois la préfecture, afin de pouvoir discuter de ces situations dramatiques et pour que des réponses humaines soient trouvées. Toutes nos sollicitations sont restées sans réponse mais il nous faut persévérer. Nous avons besoin de tout votre soutien pour obtenir ce rendez-vous car cette concertation est essentielle.

Nous avons besoin de vous, citoyens, élus et associations.

Nous devons en conscience nous opposer à la remise en cause de ce qui fait l’honneur de la France, et l’a constitué au cours des siècles, à savoir le respect des droits humains.

Voici un modèle de lettre à envoyer soit au préfet du Finistère avant le 31 octobre, mais aussi à vos élus, afin de signifier votre refus de ces pratiques inhumaines, à la limite de la légalité. Vous pouvez l’envoyer par courrier ou par mail (en mettant en copie la LDH) en indiquant votre nom et prénom.
Modèle de lettre version WordModèle de lettre version Open Office

 La LDH et les associations qui apportent soutien, conseils aux exilés, qui n’oublient pas ce qui a constitué la France et fait notre fierté sont nombreuses, mais manquent cruellement de moyens humains et matériels.

Dons, organisation de collectes, mobilisation citoyenne, recherche ou mise à disposition de locaux, accompagnement juridique… toute aide, même ponctuelle, nous est précieuse.

Vous trouverez à cette adresse une liste régulièrement mises à jour des associations et collectifs venant en aide aux personnes en exil, dans le Finistère : Annuaire des associations et collectifs

N’hésitez pas à les rejoindre ou à les contacter !

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La LDH Quimper demande à rencontrer la Préfecture

Dans le Finistère, comme partout en France, sont arrivées des personnes qui ont fui leur pays, parce que leur vie y était en danger ou parce qu’il ne leur était plus possible d’assurer leur avenir ou celui de leur famille. Dans l’espoir d’un futur meilleur, elles ont quitté leurs proches, leur pays, leur culture, et ont pris tous les risques. Leur parcours a parfois duré plusieurs années. Et certaines ne sont jamais arrivées. 3700 personnes disparues en mer en 2015, plus de 5000 en 2016, et 2017 s’annonce tout aussi dramatique.

Quand elles arrivent enfin en Europe, elles n’ont d’autres choix que de passer par les pays frontaliers. Et un accord européen dit « accords de Dublin », désigne comme pays responsable de la demande d’asile le pays européen par lequel elles sont entrées, ou le premier pays où leurs empreintes ont été prises, souvent de force.
Il en résulte un déséquilibre flagrant de la politique d’accueil des migrants en Europe.

84 000 personnes sont arrivées par la mer depuis la Libye au premier semestre de cette année. Plus des ¾ de ces personnes sont arrivées en Italie, et l’Italie informe qu’elle n’est plus en mesure d’assurer un accueil digne des exilés. L’Italie, comme d’autres pays, réclame une politique d’accueil des migrants équitable à l’échelle européenne.

Toutes les associations qui leur viennent en aide font la même demande : une politique européenne d’accueil commune, digne, équitable, et respectueuse des droits de l’Homme.

Et pourtant, partout en France les associations comme la nôtre sont sollicitées par des exilés qui ne comprennent pas pourquoi la France leur refuse de déposer une demande d’asile, en vertu de ces accords de Dublin. Ici, dans le Finistère, des dizaines de personnes se voient refuser ce droit. L’asile ne leur est pas refusé, il leur est refusé le simple droit de demander la protection de la France.

Pourtant… les accords de Dublin ne sont pas totalement fermés. L’article 17 de ces accords stipule qu’un pays a le droit de passer outre ces critères, et d’accepter d’étudier une demande de protection. C’est ce qui a été fait pour les personnes venant du camp de Calais. Mais pour les personnes ne venant pas de ce camp, ce droit leur est refusé. Il en résulte que dans notre département, il peut y avoir des personnes venant des mêmes pays, ayant subi les mêmes menaces, ayant fait le même chemin, et… celles venant de Calais peuvent demander l’asile, et les autres non. L’égalité des droits est un des principes fondateurs de la république. Et ce principe est bafoué.

Le 20 janvier de cette année, une délégation de la Ligue des Droits de l’Homme a été reçue en entretien à la Préfecture, il avait été acté la mise en place de rencontres régulières afin d’évoquer ces situations difficiles de demandeurs d’asile.

Au vu de la multiplication des sollicitations que nous avons eue, nous avons expédié un courrier à la Préfecture de Quimper le 20 avril lui demandant de nous recevoir, un autre a suivi le 18 mai.

Il nous a été répondu que le devoir de réserve dû à la période électorale ne permettait pas de nous recevoir.

Le 3 juin, un rassemblement a été organisé, à l’appel de près de 30 associations finistériennes. Ce rassemblement avait pour but de signer une pétition demandant à la Préfecture de « dédubliner », c’est à dire de permettre à une personne de déposer une demande d’asile en France, même si elle est en procédure Dublin.

188 Finistériens ont signé. Une pétition en ligne a, elle, recueilli plus de 1000 signatures.

La période électorale étant finie, nous avons re-sollicité un rendez-vous le 27 juin, afin de remettre le résultat de ces pétitions. Cette demande est, elle aussi, restée sans réponse.

Nous avons remis à la Préfecture ce matin le résultat des pétitions, qui exprime le souhait d’un grand nombre de finistérien qui veulent que la politique d’accueil des migrants évolue vers une plus grande humanité, et moins de décisions arbitraires.

 

Nous formulons aujourd’hui 4 demandes :

1e demande : L’arrêt d’une application arbitraire des accords de Dublin

En janvier de cette année, le futur Président de la République disait lors d’un discours à Berlin, à propos des accords de Dublin : « Il faut les améliorer, car ils ont des effets pervers. Je suis pour une réforme qui permette de traiter les demandes d’asile dans les pays tiers, ce qui suppose d’avoir une vraie coordination européenne ». Ces paroles réalistes n’ont pour l’instant pas été suivies de mesures, les propositions faites la semaine dernière en conseil des ministres semblent même aller vers un durcissement de sa mise en œuvre. Les accords de Dublin sont incompatibles avec une politique européenne d’asile, pourtant réclamée par tous. Nous l’avons vu, l’article 17 de ces accords permet aux préfets d’accepter le dépôt d’une demande d’asile, nous demandons à la préfecture d’utiliser cette clause, afin d’enclencher un premier pas concret vers la réforme de ces accords annoncée par le gouvernement.

 

2e demande : Nous permettre de proposer un réel accompagnement juridique

Nous accompagnons régulièrement les demandeurs d’asile à leurs rendez-vous en préfecture, à leur demande. Cela nous permet de veiller au respect des procédures, de recueillir les documents nécessaires aux éventuels recours, de veiller au respect de leurs droits, mais aussi de ne pas les laisser seuls face à une administration qu’ils ne connaissent pas. A plusieurs reprises, l’accompagnement des personnes nous a été refusé. Et les expulsions se multiplient, en nombre, depuis quelques semaines. Des recours sont possibles, mais la concentration des procédures sur une courte durée nous empêche d’assurer un suivi juridique minimum permettant le respect de leurs droits. Nous nous mobilisons régulièrement à l’aéroport de Brest, les jours où des expulsions sont programmées. Nous avons pu y constater des aberrations administratives : des personnes qui ont été déclarées « en fuite », au prétexte qu’elles se seraient soustraites à l’embarquement, alors que c’est la police qui devait les accompagner et qui n’est pas venue, ou n’était pas présente à l’aéroport. Elles ont été déclarées « en fuite », et donc ont perdu leur droit au logement et à leur allocation, alors qu’elles pointent au commissariat tous les jours. Et aucune notification écrite ne leur est remise, ce qui les empêche de déposer un recours. Notre deuxième demande est qu’il soit acté que nous sommes autorisés à accompagner les demandeurs d’asile qui nous en font la demande, qu’il y ait une application stricte de la jurisprudence du Conseil d’Etat, qui définit précisément cette notion de « fuite », et que les procédures d’expulsion soient prises de telle manière que les associations puissent avoir le temps et les moyens nécessaires à un accompagnement juridique correct. Si ça n’est pas le cas, cela constitue une atteinte majeure aux droits.

 

3e demande : Ne pas faire obstruction au droit de déposer une demande d’asile

Un certain nombre de personnes dans le Finistère ont été placées en procédure Dublin par la préfecture de police de Paris, avant leur arrivée dans le département. La procédure se poursuit ici, jusqu’à l’expulsion, sans qu’à aucun moment il ne leur soit permit de déposer une demande d’asile, ce qui est pourtant un droit, au titre de l’article L.741-1 du Ceseda, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Nous demandons à la préfecture que soient fournies à toutes ces personnes les informations leur permettant de déposer, si elles le souhaitent, une demande d’asile.

 

4e demande : Des réunions de co-pilotage entre tous les acteurs  

Le Centre d’Accueil et d’Orientation de Fouesnant a fermé fin mars et celui de Brest est censé fermer en septembre. Ne resteront plus que les CAO de Pleyber et de Kerlaz. Les places en Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile sont insuffisantes, des personnes en demande d’asile nous contactent régulièrement parce qu’aucun logement ne leur est proposé, et des familles se retrouvent à la rue, sans aucun moyen de subsistance. Plusieurs établissements sont censés ouvrir en septembre, pour remplacer à terme les actuels CAO. Ces établissement, intitulés « PRAHDA » seront gérés par la société ADOMA. L’expérience a démontré que les lieux d’accueils fonctionnent d’autant mieux quand tout est mis en place pour faciliter l’intégration des résidents, et cette intégration est principalement facilitée et mise en œuvre par les associations. Sans une concertation entre le monde associatif, les collectivités publiques et l’Etat, rien de durable ne se construira, et les drames humains continuerons à se multiplier.
Pour que cet accueil soit efficace et respectueux des droits des personnes en exil, il est nécessaire que des échanges se mettent en place entre les différents acteurs : associations gestionnaires, DDCS, OFII, préfecture ET associations. Nous demandons que des réunions de co-pilotage entre tous ces acteurs soient remises en place, à minima 2 fois par an.

 

Ces 4 demandes appellent des réponses, que nous espérons pouvoir vous communiquer rapidement.

Elles n’ont qu’un seul but : permettre d’œuvrer collectivement et en bonne intelligence afin de garantir à ces hommes, femmes et enfants de bénéficier d’un accueil digne, humain et respectueux des droits de l’Homme.

Photo entête © Le Télégramme – Cathy Tymen

Presse : Le TélégrammeOuest-France

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Venez rencontrer la LDH

La ligue des Droits de l’Homme est une association qui s’engage :
– pour promouvoir et défendre tous les droits, individuels et collectifs, civils, politiques et sociaux
– pour combattre toutes les discriminations, le racisme, l’antisémitisme
– pour une citoyenneté active, coeur de ses valeurs depuis sa naissance dans l’actualité civique et politique nationale
– pour renforcer la liberté et promouvoir une égalité effective, ici et maintenant, en France, en Europe et dans le monde.

Vous souhaitez en savoir plus, avoir des informations concrètes sur nos actions locales, voir sous quelle forme vous pourriez agir et nous rejoindre, ou simplement nous rencontrer, n’hésitez pas à venir le samedi 8 avril à 17h, à la MPT de Penhars, autour d’un café/gateau convivial.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE – LE FN à Quimper ou la stratégie du Caméléon

Ce samedi  4 février 2017 à Quimper, sous couvert d’une conférence autour d’un pseudo-livre, l’extrême droite locale et le FN tentent d’avancer masqués.

Les idées qu’elles professent ne sauraient être banalisées, voire passagères. Elles sont dangereuses, plus encore, elles nous mettent en danger, agissent par petits pas sur notre quotidien, au travail, dans nos familles, sur nos amis, nos solidarités.

Elles ont l’art de rechercher des boucs émissaires à la crise sociale et politique en détournant l’attention, sur l’immigration, l’islam, l’étranger, le rom, le sans papier, l’exclu, le délinquant, le chômeur, le pauvre….

Ces idées malsaines tentent de construire une société autoritaire, ségrégative, inégalitaire qui se nourrit de la haine des autres. Une tête de liste FN compare une ministre à un singe, un candidat FN poste sur Facebook une photo de son tatouage nazi…

Les idées de l’extrême droite surfent sur la peur de l’avenir, le sentiment d’abandon, la crainte du déclassement social. Elles se développent sur un ressentiment croissant à l’égard de la politique, impression d’être trop riche pour bénéficier de l’aide sociale et pas assez pauvre pour éviter l’impôt.

Il est temps que chacun agisse là où il est pour demander l’inversion des politiques actuelles, exiger que les responsables politiques soient soucieux de fonder des choix économiques, sociaux, politiques, culturels, environnementaux.sur l’accès aux droits pour tous.

S’engager pour de nouveaux droits vers l’égalité est une urgence.

La LDH tente de convaincre nos concitoyennes, concitoyens, que la reconstruction d’espace de débats et de solidarités inclusives constitue un puissant levier face aux paniques morales, au repli, au découragement ou au cynisme.

La LDH , avec d’autres, condamne les propos toxiques et mensongers tenus dans cette pseudo-conférence et appelle les concitoyennes et concitoyens à s’engager dans ce combat.

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La LDH-Quimper a rencontré la préfecture, pour la défense des droits des demandeurs d’asile

Une délégation de la section quimpéroise de la Ligue des Droits de l’Homme a été reçue en entretien le 20 janvier par M. Castaniet, secrétaire général de Préfecture du Finistère. 

Cette rencontre avait pour but d’évoquer la situation des personnes en exil arrivées dans les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) suite au démantèlement de Calais.

En vue du démantèlement du camp de Calais, M. Cazeneuve a fait la promesse aux personnes qui monteraient dans les bus vers les CAO, qu’elles pourraient demander l’asile et ne seraient pas renvoyées vers le pays où elles ont laissé leurs empreintes digitales, donc de sortir de la procédure dite Dublin. Dans les faits, cette promesse n’est pas toujours respectée par certaines préfectures, qui continuent d’appliquer cette procédure, parfois en utilisant des mesures coercitives. Pourtant, c’est grâce à cette promesse que beaucoup ont accepté de monter dans les bus et quitter Calais.

En Bretagne, la situation est plus complexe. Nous avons constaté que la promesse avait été tenue pour un certain nombre de personnes venant de Calais. Elles ont vu leur situation requalifiée en procédure normale. Ce n’est pas le cas pour les personnes venant de Paris, ce qui occasionne des différences de traitement, des inégalités d’accès au droit à l’instruction d’une demande d’asile, ce que la LDH ne peut accepter.

Pour examiner ces situations humaines difficiles, la LDH de Quimper et les services de la Préfecture se sont mis d’accord pour organiser des rencontres régulières. La LDH souhaite aussi travailler avec les autres associations qui œuvrent sur le territoire pour venir en aide aux personnes en exil, afin de mutualiser les actions et agir au mieux pour la défense de leurs droits.

Nous rappelons à tous les citoyens que notre association est ouverte à toutes les personnes sensibilisées au respect des droits, et qu’il suffit de nous contacter pour avoir plus d’informations sur les moyens de s’engager à nos côtés.

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TDoR 2016 – Ouest Trans

Rendez-vous samedi 19 novembre à Quimper, avec Ouest Trans et AIDES Bretagne, à l’occasion de la Journée internationale du souvenir trans (TDoR)
– 13h30: accueil des participantEs (non-trans) au Parcours Trans Express, salle des Halles St François,
– 18h: rassemblement Place Terre aux Ducs avec table de presse (LoDoTI) , lectures de texte, minute de bruit.
Plus d’infos: http://ouesttrans.wixsite.com/ouesttrans/tdor-a-quimper
A vos partages et rejoignez-nous à Quimper. A samedi. 

ou à RENNES le samedi 26 novembre:
13h30: Accueil des participantEs (non-trans) au Parcours Trans Express 1ère session à la MJC La Paillette (coté lavoir)
15h30: Accueil des participantEs (non-trans) au Parcours Trans Express 2ème session à la MJC La Paillette (côté lavoir)
20h: Rassemblement devant la Mairie avec table de presse, discours et minute de bruit.

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2e Festival des Libertés et des Droits de l’Homme en Finistère

Le 2e Festival des Libertés et des Droits de l’Homme, organisé par la Fédération LDH 29 vous invite à participer à des rencontres-débat autour d’une grande diversité de films et documentaires, dans plusieurs villes finistériennes.

La programmation est disponible sur la page officielle du Festival: http://www.facebook.com/FestivalLDH29/
et sur les pages respectives de la plupart des sections LDH du Finistère (dont LDH Quimper).

Contact: festival.ldh29@gmail.com

DEUX TEMPS FORTS À QUIMPER

le dimanche 31 janvier, à 14h, rendez-vous à l’Espace associatif: « Intersexion » de Grant Lahood et deux invités, Vincent Guillot et Christèle Fraïssé. Partenariat avec le Festival de cinéma de Douarnenez et OII francophonie (Organisation internationale des intersexes).
+ d’informations actualisées régulièrement sur l’invitation Facebook: http://www.facebook.com/events/873231559465046/ ou informations ci-dessous.

le jeudi 4 février, à 20h30, rendez-vous au Cinéma Quai Dupleix: « Même pas peur ! » de et en présence d’Ana Dumitrescu, la réalisatrice. Partenariat avec Gros Plan.
Invitation sur Facebook : http://www.facebook.com/events/1655103808105350/ ou informations ci-dessous.

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Droit de réponse

Droit de réponse suite à l’article « LDH: de la mini-jupe au niqab » publié par le Télégramme Quimper, le 4 novembre 2015

Adressé à la rédaction du Télégramme Quimper :
Nous avons lu avec attention votre article publié ce jour, le 4 novembre 2015, en page 13, consacré à la LDH Quimper. Écrit à partir des informations que nous vous avions données lors de la conférence de presse la veille, nous y avons retrouvé la description de la plupart de nos projets. Toutefois, nous avons, d’une part, été surpris de l’emplacement de cet article qui l’associe à un « dossier sur Kermoysan »* et d’autre part, nous avons relevé des amalgames malvenus sur notre projet de conférence-débat sur la laïcité.
Les propos mis en avant sur la tenue des femmes, associés à la montée des intégrismes (nous n’avons à aucun moment parlé de niqab !) et surtout le titre choisi de l’article, portent vraiment préjudice à la réputation de la LDH Quimper et par ricochet à la LDH dans son ensemble. Ils discréditent nos actions, et portent un message contraire aux valeurs défendues par tous les maillons de l’association, reconnue d’utilité publique, depuis chaque ligueur de façon individuelle jusqu’au Comité central.
Nous avons cité cet exemple, non comme un fait résultant de la montée des intégrismes sur Quimper, mais comme un questionnement que des personnes peu familières avec la laïcité peuvent se poser. Depuis les attentats de janvier, la LDH Quimper travaille à la création d’une médiation laïque, projet unique en son genre. Elle n’est donc pas la résultante des faits qui se sont déroulés à Kermoysan récemment. La conférence-débat du 5 décembre en est l’acte fondateur qui doit permettre de fédérer les citoyens autour d’échanges, pour développer un mieux vivre ensemble. La suite de votre article le souligne d’ailleurs mais le fond de ce projet est totalement occulté par ce titre polémique et faux.
Nous vous serions très reconnaissants de bien vouloir faire paraître un rectificatif dans votre prochain numéro et de nous le confirmer par courriel dans les meilleurs délais.
* La permanence de la LDH Quimper existe à la MPT de Penhars depuis plus d’un an. Elle est ouverte à toute personne (pas uniquement de Kermoysan) dont les droits et la dignité sont bafoués ; c’est avant tout un lieu d’écoute et d’orientation si besoin est, vers des organisations plus spécialisées.
Stéphane Blondin, pour le bureau de la LDH Quimper

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