19 octobre – Tous ensemble contre la pauvreté

La Conférence des solidarités est une instance de concertation qui regroupe une quinzaine d’associations de solidarité et des droits de l’Homme de Quimper et du pays de Cornouaille*.

Le 19 octobre 2019, dans la continuité de la journée mondiale de lutte contre la misère, la Conférence des solidarités vous propose :

Matin (9h30-13h00) : Place Terre au Duc à Quimper
• 9H30 – 13H00 : Stands des associations « place Terre au Duc »
• 10h30 – 11h00 : Interventions sur la journée + chants de la chorale • 11h00 – 13h00 : Marche pour rendre « Visibles les Invisibles »

Après-midi (14H-17H00) : salle des Halles Saint-François à Quimper
• 14h00-14h15 : Intervention sur la démarche de la conférence des solidarités et de l’organisation de la table ronde
• 14h30-15h15 : Intervention de Monsieur Stéphane MARTIN (Fondation l’abbé Pierre) • 15h15-15h30 : 3 témoignages (Emmaüs-association écrire-CLCV)
• 15h30-16h15 : Table ronde composée de Madame la Députée, un représentant de l’État (DDCS), un élu départemental, le maire de Quimper
• 16H15-17H00 : Débat avec la salle

Soirée (19H00-23H00) salle Sainte Thérèse, Espace Santig Du – rue Michel Le Nobletz
• Intervention pour remercier les participants
• Repas partagés (apporter son pique-nique) + musique d’ambiance + expositions

* Secours Catholique, Horizons Nouveaux, EMMAUS, SOS Famille EMMAUS, Habitat et Humanisme, le CACE Entraide (Centre d’Animation du Centre Evangéliste), la CLCV, la Ligue des droits de l’Homme Quimper, Cent Pour Un Toit Cornouaille, Droit d’Asile Quimper Cornouaille, la Croix Rouge, La CIMADE et l’UNADEL (Union Nationale des Acteurs du Développement Local)

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Pique-nique très solidaire, mardi 18 juin 19h

En juin 2018, à l’occasion de la visite de M. Macron à Quimper, nous avions organisé un « Grand petit-déjeuner très solidaire ». Ca avait été compliqué à organiser, il y aurait eu « risque de trouble à l’ordre public » !
Finalement tout s’est evidemment très bien passé et nous avons partagé un moment très convivial !
Des boulangers généreux nous avaient offert leurs invendus, et nous avions pu redistribuer ce qu’il y avait en trop à des personnes qui en avaient besoin.

Du coup, nous avons envie de recommencer, nous lançons donc un appel offciel et vous invitons le mardi 18 juin, à 19h, pour un « Pique-nique très solidaire » !

Le principe est simple : tout le monde est invité ! Chacun emmène, s’il le peut, quelque chose à boire ou à manger, et nous partageons. Aucune discrimination, tout le monde est le bienvenu. Quelle que soit votre couleur de peau, votre genre, que vous soyez en situation précaire ou milliardaire, gaulois réfractaire ou millionnaire, jeune ou vieux… vous êtes invité !

Un seul impératif : avoir la conviction que le partage et la solidarité sont des valeurs bien vivantes !

Rendez-vous à l’aire de jeu à côté du parking « Place de la glacière », mardi à 19h.

Si vous êtes commerçant, boulanger… vous pouvez participer en nous offrant vos invendus. Dans ce cas contactez-nous : ldh.quimper@ldh-france.org, ou par téléphone 06 61 75 50 37
Le surplus éventuel sera redistribué.

S’il pleut, nous annulerons et décalerons à plus tard.

Evenement Facebook : https://www.facebook.com/events/448546925962151/

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StopDublin – Interpellez les Préfets et les parlementaires

Le 25 mai, à Quimper, comme dans un grand nombre d’autres villes en France et en Europe, s’est tenu un rassemblement pour demander le libre choix du pays d’aile.

Nous avons besoin de vous, vous pouvez agir en interpellant le Préfet du Finistère (responsable des procédures antérieures à janvier 2019), la Préfète de Bretagne, mais aussi les élus et parlementaires.

Vous trouvez ci-dessous un modèle de courrier à envoyer aux Préfets, que vous pouvez décliner à l’intention de toutes personnes en mesure d’interférer auprès de lui.

« Monsieur le Préfet du Finistère, Mme la Préfète de la région Bretagne,

Je me permets de vous contacter afin de vous exprimer mon souhait d’une politique d’accueil des demandeurs d’asile respectueuses des droits fondamentaux. Pour cela, il est indispensable de ne plus appliquer le règlement Dublin de manière systématique comme vous le faites aujourd’hui.

La règlement Dublin est profondément anti-européen : il fait peser sur les pays frontaliers la plus grande partie de l’accueil des exilés. Le déséquilibre européen qui en découle fait le jeu des partis d’extrême-droite.

Il est également totalement irrationnel : chaque jour la France expulse des demandeurs d’asile vers d’autres pays européens. Chaque jour les autres pays européens expulsent des demandeurs d’asile vers la France.
Le résultat est obligatoirement nul à l’échelle de l’Union Européenne.

Ces expulsions sont à la charge des États membre et le centre de recherche de l’Union Européenne estime le gaspillage annuel entre 2,5 et 4,9 milliards d’euros.
Je refuse de participer au financement de ce gaspillage irrationnel.

Quand un demandeur d’asile choisit un pays, il le fait pour des raisons objectives et pragmatiques : parce qu’il parle la langue, parce qu’il y a de la famille ou des contacts, bref parce qu’il sait que son intégration sera facilitée, ce qui est positif pour lui comme pour les pays d’accueil.

Je refuse ce principe de freiner l’intégration des exilés et de ne pas prendre en compte l’intérêt des familles.

Actuellement, le seul moyen pour les « dublinés » de pouvoir déposer leur demande d’asile en France est de rester clandestin pendant 6 à 18 mois, le temps que la procédure ne soit plus valable. Ce règlement plonge des milliers de personnes dans la clandestinité, pendant de longues périodes, avant de pouvoir accéder au droit de déposer une demande d’asile.

Pourtant, ce règlement n’est pas obligatoire. En vertu de son article 17 vous avez le pouvoir, M. le Préfet, d’accepter toute demande d’asile pour des motifs humanitaires, familiaux ou culturels.

Je vous demande donc d’utiliser votre pouvoir discrétionnaire et d’appliquer cet article 17 du règlement Dublin.

Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à cette demande. »

Vous pouvez contacter les Préfets par courrier :
M. Pascal Lelarge, Préfet du Finistère
42 boulevard Dupleix
CS 16033 – 29320 Quimper Cedex

Mme Michèle Kirry, Préfète de Bretagne
3 avenue de la Préfecture,
35026 Rennes Cedex 9

ou par email :
prefecture@finistere.gouv.fr
prefecture@ille-et-vilaine.gouv.fr

 

Signataires de l’appel à rassemblement du 25 mai : Signataires : LDH Crozon, Cent pour un toit Quimperlé, Accueil des réfugiés dans le Cap, LDH Quimperlé Concarneau, Ensemble! Finistère, EELV Kemper Kerne, CNT 29, Génération’s Ouest Cornouaille, FSU 29, Cent pour un toit Cornouaille, NPA Kemper, Collectif « S’unir pour ne pas subir », Attac Quimper, PCF Quimper, Temps partagé, La France insoumise Quimper, LDH Brest, Zero personne à la rue, UL CGT Quimper, ACTES en Cornouaille, Fraternité Quimper, Fraternité Douarnenez, Solidaires 29, Pays de Morlaix solidarité migrants, Morlaix liberté, Aidons les réfugiés Brest, Les utopistes en action, Collectif antifasciste Quimper, La libre pensée 29, UDB Finistère, ACAT Quimper-Cornouaille, Droit d’asile Quimper Cornouaille

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Tous unis pour nos libertés publiques et notre droit à manifester

Appel de la Ligue des droits de l’Homme de Quimper (LDH) qui s’associe avec plusieurs organisations locales (associations, organisations syndicales et politiques) pour le droit à manifester.

Rendez-vous le samedi 13 avril 2019 pour une abrogation de la loi anti-manifestation « Tous unis pour nos libertés publiques et notre droit à manifester ».

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi la LDH section de Quimper (et de nombreuses organisations syndicales, politique et associatives), s’associe à l’appel national à manifester le samedi 13 avril 2019.

Le rendez-vous est fixé le samedi 13 avril 2019 à 10h30 à la place Terre au Duc à Quimper.

Le point de rassemblement de la marche est prévue à la Place Terre au Duc de Quimper (10h30) puis le circuit sera le suivant : René Madec, pont Max Jacob, place la Résistance, Boulevard Dupleix, pont de la Poste, rue de Juniville, rue du Frout, place Corentin, rue Kéréon, pont Médard, place Terre au Duc.

Faite circuler l’information et venez nombreux.

Pour les organisations syndicales politiques et associatives : Libre Pensée, LDH Quimper, ATTAC Quimper, Ensemble !, NPA, CNT 29, SOLIDAIRES 29, FSU 29, RESISTONS, CGT Quimper, ACTES, UL CGT, AFPS, GILETS JAUNES, EELV, Comité bigouden de soutien à la ZAD, PCF, UDB, Génération S Cornouaille…

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Marine Le Pen est ses idées ne sont pas les bienvenues en Bretagne

 

Marine Le Pen sera au Guilvinec ce vendredi dans le cadre de la campagne des élections européennes.

Le programme de son Parti, le Rassemblement National, et les idées qu’il propage sont ce que nous combattons. Il ne s’agit que de restrictions des droits et libertés de chacun-e, de la remise en cause des droits sociaux, des droits des travailleur-ses, des femmes, des immigré-e-s, de la banalisation et de l’amplification d’un état policier, du racisme et de l’islamophobie.

La Ligue des Droits de l’Homme dans ses engagements, ses mobilisations et ses combats porte des valeurs d’égalité, de solidarité et d’ouverture sur le monde qui sont à l’opposé de celles de l’extrême droite. Nous ne pouvons nous résigner à laisser penser qu’un parti d’extrême droite soit au porte du pouvoir. Chaque combat contre celui-ci est essentiel.

Ainsi, nous appelons l’ensemble des forces démocratiques, partis, syndicats, associations, citoyens et citoyennes à se mobiliser en se joignant à la manifestation organisée par l’UDB ce vendredi 5 avril à la criée du Guilvinec dès 15 heures pour dire à Marine Le Pen et ses idées qu’elles ne sont pas les bienvenues.

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Rassemblement en hommage aux victimes de Christchurch

Le mardi 19 mars était organisé un rassemblement en hommage aux victimes de Christchurch. Voici la prise de parole qui a été faite pour l’occasion :
« Bonsoir à toutes et à tous, merci pour votre présence.
Nous sommes réunis ce soir pour rendre hommage à 50 victimes de la haine.
50 hommes, femmes et enfants victimes de ce que nous pouvons, ce que nous DEVONS appeler un attentat terroriste d’extrême-droite.
50 hommes, femmes et enfants qui ont été assassinés, lâchement, parce leur peau n’était pas blanche, parce qu’ils étaient musulmans.

Après cette prise de parole je vous proposerai d’observer une minute de silence, pour exprimer nos condoléances, nos pensées aux victimes, aux blessées, à leurs familles et les assurer de notre solidarité. Mais j’aimerais que cette minute de silence soit particulière.

J’aimerais que cette minute de silence soit le prélude à une reprise de parole de notre part. Il y a eu un grand nombre de minutes de silence, ces dernières années. Les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercasher, le Bataclan, l’attentat de Nice, l’hommage à Mireille Knoll… et aujourd’hui un attentat islamophobe.

L’auteur des attentats de ce vendredi a poussé l’horreur jusqu’à filmer et diffuser en direct son attaque. Il a également publié un long manifeste où il fait de nombreuses références à l’Europe, à la France. Il y développe les théories racistes et fascistes, il les assume.
Cette haine meurtrière qui vient de frapper la Nouvelle-Zélande, nous concerne tous, par-delà les nations. L’idéologie d’extrême droite et l’absurde théorie du grand remplacement sont des dangers mortels.

Cette volonté de tuer des hommes, des femmes et des enfants en raison de ce qu’ils sont, ici parce que musulmans, se nourrit chaque jour des discours d’exclusion, des mensonges toujours renouvelés et de la complaisance avec laquelle ils sont reçus et reproduits à l’infini.

Cette propagande est d’autant plus mortifère qu’elle est considérée comme crédible par de nombreux responsables politiques et même par des intellectuels ou considérés comme tels.

S’il y a un grand remplacement à craindre, c’est celui des valeurs d’humanisme par une idéologie de haine.
S’il y a une invasion à craindre, c’est celle des idées extrémistes, du repli sur soi.
Nous condamnons le terrorisme, TOUTES les formes de terrorisme, TOUTES les discriminations.

Nous allons faire une minute de silence, et ensuite nous allons parler, échanger entre nous, et j’aimerais que nous nous séparions en prenant l’engagement de passer du recueillement au combat devant l’urgence qui est posée.

Nous avons le devoir de reprendre la parole, chacun d’entre nous doit être acteur en ne laissant plus passer une seule parole raciste, xénophobe, homophobe…

Ce soir sont présents des militants de longue date, qui sont mobilisés depuis des années, voire des dizaines d’années, et je les remercie et les félicite pour cet engagement sans faille. Mon implication est plus récente et date de janvier 2015. Ce sont les attentats terroristes islamiste et antisémites, à Charlie-Hebdo puis à l’Hyper cacher, qui m’ont incité à m’engager, dans mon cas à la Ligue des droits de l’Homme.

Je me suis dit à ce moment-là que je ne pouvais plus me contenter de « commenter » mais qu’il fallait devenir acteur. Je ne me faisais pas d’illusions, les minutes de silence seraient encore nombreuses et je n’y pourrais rien, mais je voulais essayer d’apporter ma toute petite contribution à cette lutte contre la haine de l’autre.

Nous pouvons tous agir, il n’y a pas d’action inutile, que ce soit en portant contradiction à un propos raciste dans notre entourage, en exprimant sa solidarité aux personnes discriminées, en écrivant aux élus, aux parlementaires, aux médias, pour leur demander de réagir. Nous pouvons tous agir, seul ou en rejoignant une association ou un mouvement progressiste, quel qu’il soit. Vous en trouverez sûrement un qui correspond à vos attentes et à vos engagements, et beaucoup sont présents ce soir.

Nous devons affirmer haut et fort, sans relâche, les valeurs d’humanisme qui sont les nôtres. « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

La fraternité, ce n’est ni naïf, ni illusoire.
C’est une valeur fondamentale que nous partageons ce soir et que nous devons assumer et diffuser autour de nous.

Nos sœurs et nos frères sont musulmans, juifs, chrétiens, athées, hétéro, bi, ou homosexuels… leur peau est claire ou foncée… leur genre nous indiffère.
Parce que quand nous croisons une personne, nous voyons avant tout un être humain, avant de voir sa religion, sa croyance ou son absence de croyance, sa sexualité, sa couleur de peau ou son genre.« 

 

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La LDH Quimper appelle à se joindre au rassemblement citoyen organisé par SOS MEDITERRANÉE

Il y a quelques jours, l’Aquarius a permis une nouvelle fois à des hommes, femmes et enfants, de ne pas mourir en mer. L’Aquarius opère en Méditerranée centrale depuis 31 mois, et a secouru 29.523 personnes lors de 230 opérations de sauvetage. Pour autant, à ce jour l’Aquarius n’est pas assuré de pouvoir continuer sa mission de sauvetage, ce qui est inacceptable.

SOS Méditerranée appelle à une mobilisation citoyenne le 6 octobre, partout en Europe.

A Quimper ce sera place Terre Au Duc, à partir de 14h30, nous appelons tous nos adhérents, sympathisants et tous les citoyens attachés aux valeurs humanitaires de l’Europe, à rejoindre ce rassemblement, à titre individuel.

Une pétition est également disponible.

Personne ne part en exil pour rechercher un peu plus de confort. Ces personnes ont déjà traversé des épreuves immenses, sont passées par la Libye, certaines ont été emprisonnées, violées, ont été vendues comme esclaves. Puis elles ont pris la mer, sur des embarcations précaires, victimes de passeurs sans scrupules. Selon l’IOM, depuis janvier 2018 il y a eu 1 741 morts en mer en Méditerranée.

Comme le rappelle le Haut-Commissariat aux Réfugiés, « une personne sur 18 tentant la traversée par la Méditerranée centrale meurt ou disparaît en mer, tandis que c’était une personne sur 42 au cours de la même période de 2017 ».

Ce mardi 2 octobre, 34 personnes ont encore trouvé la mort dans l’Ouest de la Méditerranée.

Cette situation est indigne, nous appelons à une prise de conscience rapide sur la responsabilité de l’Europe dans ce drame humanitaire qui se joue.

Les pays européens doivent assumer leurs responsabilités en établissant un modèle de sauvetage européen pérenne, assurer un mécanisme de débarquement des rescapés dans un port sûr.

Nous tenons aussi à rétablir plusieurs vérités :

En 1951, la France a signé la convention de Genève relative au statut de réfugié, la France s’est engagée à accorder une protection aux personnes étrangères qui craignent la persécution. En 2018 il y a des hommes, des femmes et des enfants qui demandent à la France et à l’Europe de leur accorder une protection, et la France et l’Europe les laissent mourir en mer avant même d’étudier leur demande. La France ne respecte plus la convention qu’elle a signée. Il y a eu plus de 5000 morts en Méditerranée en 2016, plus de 3000 en 2917, et déjà plus de 1700 cette année.

Une étude de l’Union Européenne l’a démontré(e), 90% des personnes qui ont obtenu une protection sont entrées illégalement en Europe. Pas par choix, mais parce que l’Europe refuse encore et toujours d’ouvrir des voies légales d’immigration, forçant ainsi ces personnes à prendre des voies de plus en plus dangereuses.

Cette année, 1 personne sur 18 meurt pendant la traversée, selon le HCR. C’est le résultat du durcissement de la politique européenne, qui entrave les missions des bateaux des ONG.

Ceux qui font le jeu des passeurs, ce ne sont pas les ONG, mais les états qui refusent d’ouvrir des voies légales d’immigration.

 NON, la France n’est pas « submergée », et n’est pas le 2epays d’accueil des demandeurs d’asile en Europe, malgré ce qu’on tente de nous faire croire.

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Les statistiques européennes officielles montrent que la France n’est qu’en 13e position en termes de nombre de demandes d’asile accordées, relatives au nombre d’habitants(source).

NON, il n’y a pas 90% de migrants économiques. Les statistiques européennes indiquent que 46% des demandes d’asiles obtiennent une réponse positive, ce qui indique que 46% des demandeurs ont PROUVÉ que leur vie était menacée en cas de retour dans leur pays. Ce qui ne veut pas dire que ça n’était pas le cas pour les autres, mais juste qu’ils n’ont pas pu en apporter les preuves. Nous accompagnons tout au long de l’année des demandeurs d’asile et constatons régulièrement des refus du statut de réfugié pour des personnes qui relèvent pourtant clairement de ce statut.

La France n’accorde le statut de réfugié que dans 29% des cas, ce qui le place dans les derniers au niveau européen(source).

NON, refuser de venir en aide aux candidats à l’exil n’est pas une solution. La migration n’est pas une crise conjoncturelle, mais un phénomène durable et il est illusoire de penser le régler par une politique uniquement dissuasive. Aider le développement des pays de départ est une bonne chose, mais n’est qu’une solution à très long terme. Comment imaginer que la France ou même l’Europe ait les moyens politiques et financiers permettant de stabiliser le continent africain, quand elle refuse d’accueillir et financer dignement l’accueil de quelques dizaines de milliers de demandeurs d’asile ?

Nous tenons également à saluer le travail et le courage de ces marins qui par leur action sauvent un peu l’honneur de l’Europe.

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La LDH Quimper demande à la préfecture d’annuler les expulsions des jeunes scolarisés, et soutient la manifestation du 24...

Raffi(1) a 11 ans, il est en 6e au collège Max Jacob. Avec sa famille russe arménienne, ils ont été victimes de discriminations en Russie.

Mohamed a 19 ans, il est élève au Lycée de Cornouaille. Il est Guinéen mais a dû quitter son pays où sa vie était menacée.

Raffi et Mohamed ont en commun de vouloir déposer une demande d’asile en France, où ils sont bien intégrés, et où ils ont déjà commencé à reconstruire une vie nouvelle et sereine.

Mais ils sont tous les deux menacés d’expulsion, vers l’Italie et la Pologne, où ils n’ont fait que passer, ou juste fait une demande de visa, il y a plusieurs années.

S’il est expulsé en Italie, Mohamed est condamné à abandonner définitivement sa scolarité. L’Italie n’est plus en mesure d’accueillir dignement les demandeurs d’asile. Un rapport récent indique : « Il est hautement probable qu’au plus tard après la fin de leur procédure d’asile, les personnes transférées en Italie soient exposées à une vie indigne de sans-abri sans perspective d’avenir. »(2)

Si la famille de Raffi est expulsée en Pologne, ils divisent par trois leurs chances d’obtenir l’asile, ce pays n’offrant la protection qu’à 10% des demandes venant de ressortissants russes (contre 30% en France).

Tout ceci à cause d’un règlement européen, dit « règlement Dublin », qui stipule que le pays responsable de la demande d’asile est le premier pays par lequel les personnes arrivent en Europe. Ce règlement irrationnel force les personnes à déposer leur demande dans un pays qu’ils n’ont pas choisi, et dans lequel ils ont beaucoup moins de chances d’obtenir une protection.

Encore plus irrationnel quand on sait qu’il marche « dans les deux sens » : chaque jour la France expulse vers d’autres pays européens des personnes qui souhaitent déposer leur demande d’asile en France… et chaque jour, les autres pays européens expulsent vers la France des personnes qui n’y souhaitent pas y demander l’asile.

Ce règlement est donc parfaitement inutile : il ne change rien au nombre de demandeurs d’asile en Europe.

Il est aussi très couteux : chaque année, des millions d’euros sont dépensés afin d’organiser ces expulsions, pour des milliers de billets d’avion entre pays européens.

Irrationnel, inutile et coûteux… mais pas obligatoire !

En effet, l’article 17 de ce règlement indique que chaque pays peut passer outre ces critères, et accepter d’étudier la demande d’asile. Notre constitution le permet également. (3)
Chaque pays, chaque préfet peut demander la suspension de l’application de ce règlement, et donc annuler les expulsions.

Nous demandons officiellement à la préfecture du Finistère d’annuler toutes les expulsions de jeunes scolarisés.

Nous soutenons le rassemblement prévu le 24 mars, et nous appelons tous nos militants, nos sympathisants et tout citoyen attaché aux droits de l’Homme à se joindre à ce rassemblement.

 

Plus d’informations sur le règlement Dublin :

(1) Le prénom a été changé

(2) http://www.asylumineurope.org/sites/default/files/resources/160908-sfh-bericht-italien-f.pdf

(3) Article 17 du Règlement Dublin :
1. Par dérogation à l’article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement.”
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32013R0604&from=EN

Article 53-1 al 2 de la Constitution :
“Toutefois, même si la demande n’entre pas dans leur compétence en vertu de ces accords, les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif.”

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Mobilisation pour le respect du droit d’asile, contre le projet de loi Asile-Immigration

Le 19 février a été diffusé publiquement le rapport d’Aurélien Taché, « 72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France« .

Les propositions contenues dans ce rapport vont toutes dans le bon sens, et nous ne pouvons que nous féliciter de cette démarche.

Facilité d’accès à l’emploi, au logement, renforcement des cours de français, nous apportons notre soutien à toutes ces propositions, qui vont dans le sens d’une amélioration de l’accès aux droits des personnes étrangères, ce qui permettrait de réduire les inégalités que nous dénonçons depuis toujours.

Comme le rappelle ce rapport, le taux de pauvreté des immigrés est presque 3 fois plus élevé que le taux de pauvreté national et le taux de chômage des étrangers hors UE est 2 fois et demi supérieur au taux de chômage des Français.

Les périodes d’attente de l’instruction des demandes d’asile occasionnent des périodes d’inactivités préjudiciables aux exilés, et les barrières sont nombreuses pour ceux qui accèdent à une protection.

Nous espérons donc que le gouvernement saura donner des suites concrètes aux propositions de ce rapport.

Mais nous craignons que ce rapport ne soit qu’une caution de façade, dans l’espoir de contrebalancer le projet de loi asile et immigration présenté 2 jours plus tard, et qui porte atteinte au respect du droit d’asile. Nous le constatons déjà quotidiennement, via notre permanence d’accueil, et les multiples sollicitations qui nous sont faites : les droits fondamentaux et juridiques ne sont déjà que rarement respectés.

Ce projet comporte un grand nombre de mesures particulièrement inquiétantes, qui constituent un recul dans l’accès aux droits fondamentaux des étrangers et va dégrader la procédure d’asile et l’accompagnement social proposé et déjà insuffisant.

Les situations actuelles inacceptables sont déjà innombrables :

Non-renouvellement de titre de séjour qui intervient brutalement, pour des personnes qui parfois sont en France depuis des années, qui travaillent et qui sont parfaitement intégrées…

Fin de prise en charge brutale pour des personnes en situation de vulnérabilité…

Application systématique et arbitraire du règlement Dublin, sans aucune prise en compte des situations humanitaires des personnes, alors que ce même règlement permet d’étudier le dépôt d’une demande d’asile…

Quasi quotidiennement des personnes nous signalent des atteintes à leurs droits, et la proposition de loi telle qu’elle est présentée risque d’aggraver encore plus la situation des étrangers en demande de protection :

  • Le raccourcissement des délais d’instruction et de recours ne pourra se faire qu’au détriment des demandeurs et risque d’exclure des milliers de personnes de la protection.
  • Le renforcement des mesures directives de contrôle par les préfectures risque de créer une confusion générale entre surveillance administrative et action sociale.
  • Le développement à outrance des mesures de contrôle et de privation de liberté ne va qu’accroitre les restrictions de l’accès aux droits.

Comme le rappelle M. Toubon, défenseur des droits, les demandeurs d’asile vont être encore plus maltraités par ce projet de loi.

Nous ne sommes qu’au début des phénomènes migratoires, nous sommes face à un défi humanitaire à relever, et ce n’est qu’en ayant une politique volontaire et audacieuse que nous le relèveront. Cela ne se fera qu’au prix d’une concertation active entre les instances administratives et la société civile.

Les énergies citoyennes sont très nombreuses, nous le constatons chaque jour, et ne demandent qu’à agir, mais ont besoin du soutien des élus, des administrations, des collectivités territoriales.

En refusant d’avancer sur la question de l’accès à un titre de séjour pour les dizaines de milliers de personnes qui vivent déjà sur le sol français, parfois depuis des années, et sur la modification nécessaire du règlement Dublin, ce projet passe à côté d’une occasion de s’attaquer réellement à la pauvreté et à la souffrance sociale.

  • Nous en appelons à la responsabilité des parlementaires pour modifier en profondeur ce projet de loi, afin que soit définie une politique publique qui tienne compte des propositions faites par les acteurs associatifs de terrain.
  • Nous lançons une lettre ouverte aux elu.e.s finistériens.es afin d’attirer leur attention sur la situation alarmante des migrants et des mineurs non accompagnés (MNA) en Finistère.
  • Pour un accueil efficace et respectueux des droits des personnes en exil, nous relançons la demande de mise en place de réunions de concertation entre les différents acteurs : associations gestionnaires, DDCS, OFII, préfecture ET associations.

Nous appelons à un rassemblement jeudi 1er mars à 18h, place de la résistance :

MOBILISATION
POUR LE RESPECT DU DROIT D’ASILE
CONTRE LE PROJET DE LOI ASILE-IMMIGRATION

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Habitants solidaires – Annezidi skoaz ouzh skoaz

Un matin récent, beaucoup de Quimpérois, au détour d’une rue, ont éprouvé un véritable malaise en voyant un œil inquisiteur, paré sur eux, avec la mention « Voisins solidaires » , mais aussi « zone de vigilance, en liaison avec la police nationale ».

Le message est clair ! Attention à vous, ici, vous êtes surveillé ! Par qui ?

Alors que vient faire ce « voisins solidaires ». N’est-ce pas pour faire passer la pilule, alors que la Ligue des Droits de l’Homme avait alerté la mairie et souhaitait dialoguer, sans avoir reçu aucune réponse de sa part, sur le projet de « voisins vigilants » ?

Malgré la reprise du nom de « voisins solidaires », c’est bien une société de la défiance, de la suspicion, du contrôle, voire de la délation, renforçant le sentiment d’insécurité que symbolise ce panneau et non une société de la solidarité et des droits de l’homme défendue notamment par la LDH et toutes les associations et les Quimpérois qui oeuvrent tous les jours tant pour le respect de la vie privée et  des libertés individuelles, que pour le lien social et le vivre ensemble.

Au-delà du seul symbole, c’est l’objectif réel et la méthode qui est en cause.

La solidarité est une démarche collective

La solidarité, l’entraide ne peut pas être menée par une seule personne dans un  quartier. C’est l’affaire de tous les citoyens et elle doit se construire collectivement, ouvertement sur des bases concrètes et locales.

Elle ne peut pas être non plus clandestine. L’anonymat et le manque de contrôle citoyen et juridique empêche le voisin vigilant d’être dans une vraie démarche de solidarité. Quels sont d’ailleurs les moyens pour assurer cette solidarité envers les plus démunis, ceux auxquels il faut porter assistance ?

Des dérives possibles

Jusqu’où, dans l’anonymat, ces voisins vigilants vont se croire autorisés à surveiller la vie de leurs voisins ; sur quels critères ; quelles informations vont-ils transmettre à la police, sur leur vie privée, leurs opinions politiques, syndicales, religieuses…Déjà beaucoup s’interrogent : qui est le voisin chargé de les surveiller ?

De l’insécurité et des incivilités à Quimper

La LDH n’ignore pas les insécurités et les incivilités auxquelles il faut s’attaquer (vols, violences notamment envers les femmes, agressions, trafic de drogue…Certains de ses membres en ont été victimes elle-mêmes).  Mais cela passe par l’éducation en particulier des jeunes et la formation des citoyens et par la police qui œuvre au su et vu de tous, mais placée sous le contrôle de la justice pour garantir les libertés individuelles et empêcher les abus.

Il manque toutefois un diagnostic partagé sur ces incivilités, violences, trafics, pour mobiliser collectivement la population.

La question est posée : quelle société voulons-nous construire à Quimper ?  Quelle image voulons-nous donner ? Celle du contrôle ou celle d’une vraie solidarité ? Une ville du bien vivre ensemble ou une ville craintive, qui se replie sur elle-même ?

Un manque de concertation

On doit constater que cette action qui concerne les quartiers n’a fait l’objet d’aucune consultation des comités de quartier, ce qui  montre le peu de considération à leur égard et à celui des citoyens qui s’y investissent.

 Cette précipitation à installer les panneaux sans aucune concertation est d’autant plus étonnante que dans les 10 thèmes forts qui se détachaient des Assises des politiques publiques organisées par la ville en juin 2017, aucune ne met la sécurité publique en exergue. Et le maire concluait que  « les Quimpérois sont finalement optimistes, audacieux et créatifs, ce sont parfois plutôt les élus qui doivent surmonter leurs craintes »

Les demandes et propositions de la LDH

C’est pourquoi, pour la LDH, nous n’avons pas besoin de VIGILANCE dans le giron de la Police nationale dans une dérive qui rappelle des systèmes bien peu démocratiques

Nous avons besoin de BIENVEILLANCE qui est l’affaire de tous les citoyens

Nous demandons :

– Le retrait des panneaux actuels,

– La mise en place de concertations dans CHAQUE quartier, via les conseils de quartier, basées sur des chiffres officiels et validés de constat d’incivilité,

– La mise en place d’une VRAIE dynamique solidaire locale, pour laquelle la municipalité à un vrai rôle à jouer, en incitant plus largement la mise en place de commissions de quartier et des concertations régulières concernant leur vie, en favorisant l’organisation d’actions telles que la fête de voisins  ou d’autres animations renforçant les liens sociaux.

Nous appelons les citoyen.e.s

– à signer la pétition : Pour un retrait des panneaux de surveillance et du dispositif des bénévoles surveillants.

– à adresser au maire et aux conseillers municipaux un courrier montrant leur désaccord avec cette initiative prise en leur nom (exemple)

– à manifester leur protestation dans des formes diverses les plus originales et imaginatives.

Comments (9) Actualités, Divers, Manifestation Quimper

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